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Lundi 14 novembre a lieu la "super Lune", plus grande et plus lumineuse que jamais !

Publié le par Charisson dans l'Espace

Il faut remonter au 26 janvier 1948 pour avoir une super Lune dont la distance avec la Terre soit plus petite.

Plus proche, plus grosse, plus lumineuse: la pleine Lune sera lundi soir la star de la voûte céleste, offrant un spectacle inédit depuis près de 70 ans pour les astronomes et amoureux de l'astre de la nuit. "A son lever, les observateurs auront l'impression que la Lune est géante", explique Pascal Descamps, de l'Observatoire de Paris.

Il va se produire lundi un phénomène appelé "super Lune", avec la concomitance de deux phénomènes astronomiques: la phase de pleine Lune tombe presque au moment où l'astre, dont l'orbite est elliptique, est au plus près de la Terre. Elle nous apparaît donc plus grande et plus brillante que la normale.

La Lune atteindra son périgée, son point le plus proche de la Terre, à 11H22 GMT (12H22, heure française) et sera pleine à 13H52 GMT (14H52, heure française). Elle sera visible, une fois la nuit tombée, partout dans le monde.
"Une super Lune peut être jusqu'à 14% plus grande et 30% plus lumineuse qu'une pleine Lune à son apogée (le point de son orbite le plus éloigné de la Terre, ndlr)", selon la Nasa.

Ces "super Lunes" reviennent tous les 1 an et 48 jours. "Mais il y a des super Lunes plus super que d'autres", note l'astronome français. Lundi, elle sera à "seulement" 356.509 km de la Terre (pour une distance moyenne de 384.400 km). "Il faut remonter au 26 janvier 1948 pour avoir une super Lune dont la distance avec la Terre soit plus petite", explique Pascal Descamps.

Et il faudra attendre le 25 novembre 2034 pour que la Lune se rapproche davantage de nous. D'où le nom choisi cette fois-ci, celui de "super extra Lune"! Une accumulation de préfixes, utilisée par la Nasa, qui fait un peu sourire les astronomes européens.

Des visages, des animaux sur la lune

Pour une fois, le spectacle d'astronomie sera aussi pour les couche-tôt: il suffira de mettre la tête dehors au moment où elle apparaîtra. "Si on l'observe au moment de son lever, l'effet de super Lune sera doublé d'un effet que l'on appelle l'illusion lunaire", explique Pascal Descamps. Cette illusion d'optique fait apparaître le satellite de la Terre plus gros près de l'horizon que lorsqu'il se trouve haut dans le ciel.

De plus, "comme le système Terre/Lune se rapprochera du moment de l'année où il est le plus proche du Soleil (le 4 janvier 2017), la Lune recevra plus de lumière du soleil que d'habitude, ce qui va également augmenter sa luminosité apparente", explique l'Association astronomique irlandaise (IAA).
Visible de partout (si la météo le permet évidemment), le show est pour tout le monde, observable à l'oeil nu. Mais avec des jumelles ou un télescope, on pourra scruter la surface lunaire comme jamais.

Qui sait? On pourra alors peut-être apercevoir à la surface de l'astre des visages, des animaux ou même la femme portant un fagot sur son dos qu'évoquent de vieilles légendes. "Et comprendre pourquoi nos lointains ancêtres ont pu imaginer voir des choses sur la Lune", note Mark Bailey, directeur émérite de l'Observatoire d'Armagh, en Irlande du Nord.

Pour cet astronome, ces événements ont l'avantage d'inciter les citadins à lever le nez vers le ciel. "Il faut vraiment essayer d'amener les gens à être à l'écoute de leur environnement naturel", estime le scientifique, qui regrette que, malgré des connaissances de plus en plus pointues, on fasse de moins en moins attention à cette Lune présente chaque nuit au-dessus de nos têtes.

Lundi 14 novembre a lieu la "super Lune", plus grande et plus lumineuse que jamais !
Lundi 14 novembre a lieu la "super Lune", plus grande et plus lumineuse que jamais !Lundi 14 novembre a lieu la "super Lune", plus grande et plus lumineuse que jamais !

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L-5 avant lancement

Publié le par Charisson dans l'Espace

L-5 : Voilà à quoi ça ressemble, une puissance de 20 millions de chevaux. Je saurai bientôt ce que ça fait ! De toute évidence, notre fusée est la plus belle du monde. Elle est également assez impressionnante. On a fait une photo de groupe du « mauvais » côté de la fusée. Dans cinq jours pour le décollage, on sera assis confortablement à l’autre bout de cette machine géniale.

L-5 avant lancement

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Les Instruments de mesure de Philaé

Publié le par Charisson dans l'Espace

  1. APXS (Alpha X-ray Spectrometer (en)) est un spectromètre à rayons X, alpha et protons chargé de déterminer la composition du noyau de la comète.

 

  1. CIVA (Comet Infrared & Visible Analyser), d'origine franco-suisse, comprend cinq caméras panoramiques, un couple de caméras stéréoscopiques fournissant des images en relief, un spectromètre infrarouge ainsi qu'un microscope optique analysant des échantillons avec une résolution de 7 μm. Il s'agit d'un filtre dichroïque réalisé par REOSC ayant des performances photométriques très élevées et une transition réduite entre les bandes spectrales transmises et les bandes spectrales bloquées. Chaque caméra pèse 100 g et a une résolution d'un mégapixel. Les composants peuvent résister à des températures comprises entre −100 °C et 50 °C;

 

  1. CONSERT (Comet Nucleus Sounding Experiment by Radiowave Transmission) est un sondeur radar qui sera utilisé en parallèle avec le même équipement embarqué sur l'orbiteur.

 

  1. COSAC (Cometary Sampling and Composition experiment) est un pyrolyseur et analyseur (spectromètre de masse et chromatographe) qui doit analyser les gaz et les molécules organiques complexes prélevés dans le sol par SD2. Des échantillons prélevés sur le sol et dans le sous-sol seront portés à 800 °C dans le pyrolyseur puis analysés.

 

  1. PTOLEMY mesure la composition isotopique des éléments légers (Hydrogène, carbone, azote et oxygène) dans les échantillons de sol prélevés par SD2.

 

  1. MUPUS (Multi-Purpose Sensors for Surface and Subsurface Science) est un ensemble de détecteurs mesurant la densité, les propriétés thermiques et mécaniques de la surface.

 

  1. ROLIS (Rosetta Lander Imaging System) est une caméra CCD à haute définition située sous l'atterrisseur qui enregistrera des images de la zone d'atterrissage avant que Philae se pose puis des images de la structure du sol après cet événement.

 

  1. ROMAP (Rosetta Lander Magnetometer and Plasma Monitor) est un magnétomètre qui doit mesurer l'intensité du champ magnétique de la comète et les interactions avec le vent solaire.

 

  1. SD2 (Sample and Distribution Device) comprend un instrument de forage capable d'atteindre une profondeur de 25 cm de profondeur et de préparer un échantillon qui est ensuite transmis aux mini-laboratoires PTOLEMY et COSAC.

 

  1. SESAME (Surface Electrical, Seismic and Acoustic Monitoring Experiments) est composé de trois instruments qui étudient la propagation des ondes sonores à travers la surface, les propriétés électriques et les poussières retombant à la surface.
Les Instruments de mesure de Philaé

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Les Instruments de mesure de Rosetta

Publié le par Charisson dans l'Espace

 

  1. ALICE (Ultraviolet Imaging Spectrometer) est un spectromètre imageur ultraviolet similaire à celui embarqué sur la sonde New Horizons destiné à analyser la composition de la coma, de la queue et la production d'eau ainsi que de monoxyde et dioxyde de carbone par le noyau. D'un poids de 3,1 kg, cet instrument consomme 2,9 W et a été fabriqué aux États-Unis .

 

  1. CONSERT (Comet Nucleus Sounding Experiment by Radiowave Transmission) est un sondeur radiofréquence conçu pour l'étude de la structure interne du noyau. Lorsque Philae est posé sur le noyau et que Rosetta orbite autour, Consert mesure la propagation des ondes électromagnétiques métriques (90 MHz) à travers le noyau lorsque celui-ci s'interpose entre Rosetta et Philae. L'étude du signal mesuré (délai, puissance, chemins multiples) permet d'obtenir des informations sur la structure interne et la composition du noyau : densité, hétérogénéité, présence de vides ou de zones plus denses et doit ainsi contribuer à une meilleure compréhension des processus de formation de la comète. Consert est un instrument conçu et réalisé par l'IPAG (CNRS/UJF, Grenoble, France), le LATMOS (CNRS/UVSQ, Paris, France) et le MPS (Lindau, Allemagne) sous financement CNES et DLR.

 

  1. COSIMA (Cometary Secondary Ion Mass Analyser) est un spectromètre à temps de vol qui doit analyser la composition des grains de poussière éjectés par la comète afin de déterminer s'ils sont organiques.

 

  1. GIADA (Grain Impact Analyser and Dust Accumulator) mesure le nombre, la masse, la distribution des vecteurs de dispersion (vitesse, direction) des grains de poussière émis par la comète et réfléchis par la pression de radiation.

 

  1. MIDAS (Micro-Imaging Dust Analysis System) mesure la taille, la forme et le volume des particules autour de la comète.

 

  1. MIRO (Microwave Instrument for the Rosetta Orbiter) est un radiotélescope fonctionnant dans la bande millimétrique et sub-millimétrique chargé essentiellement de déterminer la température de la surface et d'identifier les parties de la surface couvertes de poussières et de glace : ces informations sont primordiales pour déterminer les sites d'atterrissage propices.

 

  1. OSIRIS (Optical, Spectroscopic, and Infrared Remote Imaging System) comporte deux caméras optiques à haute résolution (4 mégapixels) fonctionnant dans un spectre lumineux allant de l'ultraviolet au proche infrarouge qui peuvent être couplées pour obtenir des images stéréoscopiques. Elles doivent permettre d'effectuer un relevé topographique du noyau avec une résolution d'un mètre, déterminer la rotation du noyau et observer le dégazage, suivre les poussières et les jets de gaz et enfin photographier les astéroïdes : Osiris comprend une caméra à petit champ (2,5° × 2,5°) NAC (Narrow Angle Camera) et une caméra grand champ (12° × 12°) WAC (Wide Angle Camera). Les données sont enregistrées sur une mémoire de 1 gigaoctet.

 

  1. ROSINA (Rosetta Orbiter Spectrometer for Ion and Neutral Analysis) est un spectromètre des gaz nobles et ionisés qui doit déterminer la composition de l'atmosphère et de l'ionosphère de la comète, les réactions chimiques qui y ont lieu ainsi que la vitesse des particules gazeuses ionisées.

 

  1. RPC (Rosetta Plasma Consortium) est constitué de cinq analyseurs de plasma et de deux sondes de Langmuir ; il est chargé d'étudier la structure de la coma interne et l'interaction de la comète avec le vent solaire, doit surveiller l'activité cométaire et mesurer les propriétés physiques du noyau.

 

  1. RSI (Radio Science Investigation) mesure la masse, la densité et la gravité du noyau. Il est également utilisé pour préciser l'orbite de la comète et étudier sa coma.

 

  1. VIRTIS (Visible and Infrared Thermal Imaging Spectrometer) est un spectromètre-imageur travaillant en lumière visible et dans l'infrarouge. Il est chargé d'établir une carte de la nature des solides et la température à la surface. Cet instrument est également utilisé afin de localiser les sites d'atterrissage.
Les Instruments de mesure de Rosetta

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Interview de Monsieur Philippe Gaudon

Publié le par Charisson dans l'Espace

Interview de Monsieur Philippe Gaudon, chef de projet du robot Philaé au CNES.

 

  1. Pensez-vous qu’aujourd’hui cette mission soit pleinement atteinte ?

Oui les objectifs de la mission sont totalement atteints. C’est-à-dire qu’on avait 22 instruments scientifiques, 12 sur la sonde Rosetta, 10 sur l’atterrisseur Philae, tous ont bien fonctionné et sur Rosetta ils ont fonctionnés pendant 2 ans et demi, donc on a des montagnes de données qui sont arrivées sur la Terre et qu’on va exploiter, et on va savoir grâce à ça, la forme de la comète, mais aussi la composition, la température, le niveau de dégazage, l’interaction avec le vent solaire, et de toutes ces données on va savoir ce qu’est vraiment une comète.

 

  1. Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face lors de cette mission ?

Il y a eu beaucoup, beaucoup d’étapes, c’est-à-dire que malgré une fusée extrêmement puissante qui s’appelle Ariane, pour nous lancer, la vitesse était totalement insuffisante pour arriver à la comète donc il fallait survolé plusieurs planètes pour s’élancer, ça s’appelle l’effet de fronde et grâce à ces survols de la Terre 3 fois et de Mars, et bien on est arrivé à aller vers la comète, ce qui fait, qu’on a passé 10 ans dans une phase dite de croisière pour arriver jusqu’à la comète.

Et une fois qu’on était là, en fait on était allé vers une comète qu’on ne connaissait absolument pas  la forme on l’a découverte en arrivant, donc on a appris à connaitre cette comète très rapidement et à déterminer l’endroit où on va aller se poser dessus, donc il y avait ce challenge-là, et puis après, c’est le challenge de Philae, arrivé à se poser à l’endroit prévu. Alors là on a un petit peu raté les choses, on a touché le sol à l’endroit prévu, mais il y a 2 systèmes qui n’ont pas fonctionné alors on a rebondi et on s’est retrouvé un peu les pieds en l’air à la surface de la comète un peu plus loin. Donc ça c’était un gros challenge.

 

  1. Pourquoi avoir coupé tous les systèmes de Rosetta au moment de son posé ? Ne pas avoir gardé  (ou tenté de garder) une quelconque communication après son posé ?

C’est vrai, moi j’aurai bien aimé qu’on essaie de continuer, mais avec la trajectoire qu’on avait aujourd’hui pour aller taper la comète, de toute façon même si on avait rien fait, la sonde ce serait cassée et donc elle se serait éteinte d’elle-même. Je ne crois pas qu’elle pouvait survivre dans ces conditions-là, il aurait fallu changer la trajectoire d’atterrissage pour qu’elle survive à la surface.

 

  1. Quels sont vos sentiments personnels, que ressentez-vous maintenant que la mission Rosetta est terminée, et après tant d’années de travail sur ce programme, que vous reste-t-il, aujourd’hui, de cette mission ?

J’ai un peu de mal à réaliser, moi ça fait 15 ans que je travaillais dessus, et on a travaillé avec des évènements, l’arrivée à la comète, l’atterrissage etc…, j’ai donc l’impression que dans 3 mois ou dans 6 mois il va y avoir à nouveau une nouvelle étape, et c’est pas le cas, donc aujourd’hui je suis triste mais je n’arrive pas à le réaliser mais je pense que dans quelques semaines quand on ne parlera plus du tout de Rosetta, plus du tout de nous, là ça y est ce sera ae fin de la mission et je serai encore beaucoup plus triste.

 

  1. Qu’allez-vous faire maintenant, sur quel programme allez-vous travailler ?

Personnellement, je vais commencer à travailler, pas sur un projet unique, j’essaie de mettre au point de nouveau projets d’exploration de planète, de comète, d’astéroïdes ou d’observation lointaine, d’exo planète etc… je suis responsable de rechercher de nouveaux projets et c’est très compliqué de les faire parce qu’il faut les faire en coopération avec beaucoup d’autres pays et ça coute très cher, donc c’est compliqué.

 

  1. Combien de temps prend une communication entre Rosetta et la Terre ?

C’est très variable parce que ça dépend de la distance entre la comète et la terre, donc entre Rosetta et la Terre, et aujourd’hui c’était 40 minutes. Il faut savoir que  par exemple entre la Terre et la lune, c’est 1 seconde, seulement, la communication et là c’est 40 minutes, donc 40 fois 60 fois plus loin que la lune, on était.

 

  1. Peut-on envisager d’envoyer des sondes du type de Rosetta plus loin dans l’univers, en restant en communication ?

Oui, parce qu’on a l’exemple les sondes Voyagers lancées par la NASA dans les années 80, elles continuent à survivre, et elles continuent à survivre parce qu’à l’intérieur on a mis une petite source radioactive, qui donne de l’électricité tout le temps, si on avait envoyé Rosetta plus loin malgré ces énormes panneaux solaires, elle ne pouvait plus fonctionner parce que le soleil devenait comme une étoile. Trop petite, mais c’est tout à fait possible.

 

  1. Les sondes comme Rosetta fonctionnent grâce à des panneaux solaires qui ont montrés leurs limites. Des recherches sont-elles menées pour trouver une autre source d’énergie afin d’y pallier ?

L’autre source d’énergie qu’on connait actuellement, c’est surtout l’énergie nucléaire, donc il suffit de pas grand-chose, une toute petite source radioactive, pour générer à la fois de la chaleur et de l’électricité, c’est surtout à ça qu’on pense pour remplacer les grands panneaux solaires.

Interview de Monsieur Philippe GaudonInterview de Monsieur Philippe Gaudon
Interview de Monsieur Philippe Gaudon

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Interview du Professeur Henri Rème

Publié le par Charisson dans l'Espace

Interview du Professeur

 

  1. Pouvez-vous nous dire en quoi consistait l’expérience ROSINA ?

Rosina est un instrument très complexe qui est équipé de 2 spectromètres d’ions et de neutre et d’un détecteur de densité, c’est la recherche sur la composition de l’environnement de la comète.

 

  1. Cette expérience a-t’elle fonctionnée et vous a-t-elle appris des choses importantes sur la comète ?

Cette expérience a parfaitement  fonctionné depuis la mise en orbite autour de la comète et même avant dans le milieu interplanétaire et elle a très bien fonctionné jusqu’à l’arrivée puisque j’avais les résultats encore hier, tout récents, elle a très très bien fonctionné, elle nous a amené énormément de renseignements sur la composition de l’environnement de la comète et donc sur ce qu’il y a sur la comète.

 

  1. Pensez-vous reconduire ce type d’expérience à l’avenir ?

J’avais déjà, sur la sonde Giotto qui a survolée la comète de Halley en 1986 ce genre d’instruments de détection des ions et des neutres et puis aussi des électrons, mais entre Giotto et Rosetta, Giotto a survolé la comète de Halley en 1986, Rosetta est arrivée en 2014 autour la comète, il y a des délais énormes, pour le moment on espère pouvoir avoir une autre mission comme elle,  mais il est difficile de dire quand.

Interview du Professeur Henri Rème

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Interview de Monsieur Marc Pircher

Publié le par Charisson dans l'Espace

Interview de Monsieur Marc Pircher, Directeur du CNES de Toulouse.

  1. Une page se tourne avec la fin de mission pour Rosetta, pouvez-vous nous donner vos impressions sur cette mission ?

L’impression de participer à une grande prouesse de tous les européens et c’est une fierté aussi.

 

  1. Peut-on espérez d’autre missions du même type dans le future ?

Du même type oui, parce qu’on va aller sur des astéroïdes, d’autres « véhicules » qui sont un peu les fossiles du système solaire ; une comète, on va attendre un petit peu, on va d’abord analyser tous les résultats qui ont été engrangés pendant 2 ans. Les gens ont regardés pour l’instant que 5% des données, ça va durer encore.

 

  1. Quels sont les missions marquantes du programme spatial pour les prochaines années ?

Il y a les missions d’exploration, comme ça, va y avoir des misions vers Mars, on va aller vers mars, on va se poser encore sur Mars, là, au mois d’octobre, le 19 octobre, c’est pas loin, c’est dans pas longtemps, et alors vers Mars on y va tous les 2 ans a peu près, et à chaque fois on envoie des instruments sur Mars avec des partenaires parce qu’on ne fait pas les missions tous seuls, on fait avec des partenaires internationaux.

Et puis on fait aussi des trucs qui regardent la Terre et donc on surveille la Terre, parce que la terre elle a besoin d’être surveillée pour savoir ce qui se passe, les gaz à effet de serre, le climat et bien on envoie des satellites pour regarder comment la terre elle vit dans son environnement, parce que la terre elle tourne autour du soleil et la terre elle a une atmosphère et l’atmosphère elle est fragile et la terre elle est fragile donc on la regarde depuis l’espace et quand tu prends de la distance tu la vois toute ronde, Rosetta il va plutôt regarder vers le ciel plus loin lui, il voit beaucoup plus loin que la terre il va a 7 fois la distance entre le soleil et la terre.

Interview de Monsieur Marc Pircher

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Interview de Monsieur Philippe Garnier

Publié le par Charisson dans l'Espace

Interview de Monsieur Philippe Garnier - Astrophysicien, membre de l’équipe ROSINA de la mission Rosetta, spécialiste des environnements planétaires, IRAP.

  1. Rosetta a recueilli un grand nombre de données, quels sont les pays qui vont participer aux analyses de celle-ci ?

Il y a tout d’abord beaucoup de pays européens parmi lesquels la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, etc… il y a aussi d’autres pays qui sont partenaires de la mission et qui analysent les données par exemple les américains.

 

  1. Pensez-vous qu’avec ces données nous pourrions, un jour, connaitre avec certitude les origines de notre univers et de l’apparition de la vie sur terre ?

 

Ce serait un peu exagéré de dire que on en sera sûrs, par contre ce qui est sûr, c’est que l’on sait, grâce à Rosetta, que les comètes, notamment celle-ci, a tous les petits ingrédients qui permettent avec une recette qui en général nécessite de l’eau liquide ; qui permettent de créer la vie sur Terre.

 

  1. Peut-on envisager que dans les données recueillies par Rosetta, des traces de vies différentes de la nôtre soient découvertes ?

Je crains que non, ce soit effectivement très compliqué, on mesure un certains nombres de chose, des composés plus ou moins complexes, mais par contre il n’y a aucune trace de vie, et de toute façon on en attendait pas sur une comète puisqu’il fait beaucoup trop froid et les conditions sont telles que la vie ne peut pas se développer, a priori directement, de la manière que celle qu’on connait sur Terre, après la vie différente de celle sur Terre, ça reste des hypothèses et complétement imaginaire.

Interview de Monsieur Philippe Garnier

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Qu’est-ce que la Mission ROSETTA

Publié le par Charisson dans l'Espace

La mission ROSETTA consiste à orbiter autour de la comète 67P Churyumov-Gerasimenko (Tchoury) afin de l’analyser, mais aussi larguer à sa surface un atterrisseur (Philaé) chargé d’étudier la composition de son sol. Objectif : mieux comprendre comment notre système solaire s'est formé.

 

Elle a commencé en 2 Mars 2004 avec son lancement par la Fusée ARIANE 5 G+, mais le projet date de 1993 après l’abandon d’un projet commun avec la NASA.

Ensuite il à fallu 10 ans, jusqu’au 6 Août 2014, pour arriver en orbite autour de la comète Tchoury.

En effet, pour aller aussi loin, il faut que la Rosetta gagne en vitesse et adapte sa trajectoire. Pour cela elle utilise l'assistance gravitationnelle. 

C’est quoi l’assistance gravitationnelle ?

C’est le fait de faire plusieurs tours autour d’un corps céleste (planète ou lune) afin de prendre de la vitesse.

Et Philaé ?

Philaé est envoyé sur la comète le 12 Novembre 2014 depuis la sonde Rosetta où elle atterrit après avoir rebondi.

Fin d’une Odyssée Spatiale :

C'est donc ce vendredi 30 septembre 2016 à 10h39 UTC exactement (12h39 heure de Paris) qu'a pris fin la mission Rosetta. Mais avec les 40 minutes de délai de transmissions des données (à plus de 700 millions de km de la Terre, les signaux mettent 40 minutes à nous parvenir en vitesse lumière), ce n'est qu'à 11h19 UTC (13h19 à Paris) que les écrans de la salle de contrôle de Darmstadt ont confirmé le crash contrôlé de Rosetta pour son ultime action : une sorte de baiser d'adieu à la comète 67P/Tchuriumov-Gerasimenko.

Rosetta s'est éteinte définitivement à 3,2 km/h (90 cm par seconde) sur une région de la comète appelée Ma'at (au niveau du petit lobe), un endroit où se trouvent beaucoup de puits de dégazage. L'Agence Spatiale Européenne (ESA) avait prévu la coupure totale et automatique de tous les transmetteurs et système de transmissions de Rosetta dès qu'elle toucherait le sol. C'est donc à l'observation de l'effondrement du graphique du signal (ressemblant à un électrocardiogramme), au tracé plat de celui-ci, que nous avons pu savoir que Rosette avait accompli son ultime action non sans nous avoir livré une dernière image prise par la caméra OSIRIS à 20 mètres du sol environ.

La sonde émet encore et forme un pique sur les écrans de la salle de contrôle.

La sonde émet encore et forme un pique sur les écrans de la salle de contrôle.

Perte de signal définitif avec Rosetta, le pique disparait.

Perte de signal définitif avec Rosetta, le pique disparait.

Qu’est-ce que la Mission ROSETTA
Qu’est-ce que la Mission ROSETTA

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L-6 avant le départ

Publié le par Charisson dans l'Espace

L-6 : Seconde et dernière vérification de notre Soyouz MS-03, cette fois-ci déjà placé sous la coiffe de la fusée. Tout fonctionne, le vaisseau est prêt. La prochaine fois qu’on le verra, ce sera sur le pas de tir, le jour même du décollage !

L-6 avant le départ
L-6 avant le départL-6 avant le départ
L-6 avant le départ

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