Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #autres tag

Joyeuses fêtes spatiales de fin d’annee !

Publié le par Charisson dans l'Espace

Joyeuses fêtes spatiales de fin d’annee !

Voir les commentaires

Horizons Mission Time-Laps @esa

Publié le par Charisson dans l'Espace

Voir les commentaires

Orion’s service and crew modules @esa

Publié le par Charisson dans l'Espace

Voir les commentaires

1969 L’odyssée Fantôme @wettnic @esa @CiteEspace

Publié le par Charisson dans l'Espace

1969 L’odyssée Fantôme @wettnic @esa @CiteEspace

A mis chemin entre Tintin et XIII, la bande dessinée 1969 L’Odyssée Fantôme nous emmène au travers des aventures du cosmonaute Sergueï dans une capsule RUSSE  faire un vol direct vers notre satellite naturel avant la mission Apollo 11 et les premiers pas de l’homme sur la lune.

 

Et oui, si l’Union Soviétique avait été la première à marcher sur la lune ?

 

Cette mission qui ne sera pas sans rebondissements vous tiendra autant en haleine  que le film Apollo 13 a pu le faire.

 

Entrainements, sabotages, et réunions secrètes pour préparer ce vol au mépris même des mesures de sécurité et gagner la course à la lune face aux américains.

 

Nicolas Wetterwald auteur de cette Bande dessinée nous a fait l’honneur de répondre à nos questions et je vous laisse découvrir cette interview :

 

1. Comment vous ai venu l’idée d’une bd ? Et pourquoi ce thème de la conquête de la Lune ?

 

J’ai appris à lire sur des albums de Tintin. J’ai donc été plongé dès mon plus jeune âge dans le milieu des BD. Heureusement mes parents ne m’en ont pas interdit la lecture. J’ai toujours aimé dessiner et raconter des histoires.  Je fais partie de cette génération qui a vécu la conquête de la Lune en « live ». Passionné de sciences, d’aviation, d’astronomie et d’aventures, cette période qui cadrait parfaitement avec mes intérêts m’a marqué à jamais.

 

2. Pensez-vous que votre histoire aurait pu réellement arriver étant donné l’avancé des Russes et la mise en orbite de Youri Gagarine ?

 

A l’époque nous pensions effectivement qu’il y avait des chances que les Soviétiques arrivent sur la Lune avant les Américains. Après avoir eu connaissance du retard technologique qu’ils avaient accumulé  dans les années 60, je ne crois pas que cela eut été possible. Cette histoire est plutôt une sorte d’hommage à tous ceux qui ont travaillé dur pour une cause perdue : honneur aux vaincus pour une fois !

 

3. Vos dessins sont d’une qualité rare, je suppose que vous avez commencé à dessiner très jeune, même si la peinture est une passion ?

 

Merci du compliment mais c’est très exagéré. C’est parce que je lisais beaucoup de BD et dessinais tout le temps que tout naturellement que je me suis mis à dessiner des BD. Vous trouverez la première planche de ma première BD que j’ai retrouvée et digitalisée. J’avais 10 ans il faut donc pardonner le style un peu… gauche. J’en ai fait  bien d’autres durant ma jeunesse. Elles n’ont jamais été publiées mais lues par mes camarades. J’ai essayé plusieurs styles y compris des séries comiques dont j’ai hélas perdu les planches. Vous trouverez aussi ci-joint une reproduction de mon personnage favori, Tungstène. J’ajoute aussi des croquis de la BD actuelle. Il ne faut pas oublier que j’ai mis environ 20 ans pour peaufiner le style et le scénario.

 

4. Pensez-vous dessiner d’autres aventures de Sergueï, ou sur le même sujet ?

 

Actuellement je termine la traduction anglaise de l’histoire. J’ai deux variantes pour une suite de L’Odyssée Fantôme en préparation et je compte bien m’y mettre vu que je suis à la retraite et que j’ai du temps libre.

 

5. Après les Russes est les Américains, aujourd’hui, l’Europe, l’Asie et même des sociétés privées    envoie des  hommes, des femmes et du matériel dans l’espace et notamment sur l’ISS, pourquoi pas une saga sur ce sujet ou sur la conquête de Mars, qui sera le premier ?

 

J’ai pensé à envoyer Sergueï sur Mars. J’avais même écrit le scénario mais j’aimerais écrire/dessiner une histoire plus originale. J’avoue que j’ai été déçu du tournant qu’a pris l’astronautique ces 40 dernières années. Et tourner tout simplement autour de la Terre n’a rien de passionnant… Une intrigue policière peut être ?... Heureusement je crois que maintenant la situation change grâce à des milliardaires passionnés d’espace. Les entreprises gouvernementales sont trop dépendantes des budgets alloués pour faire de véritables avancées dans le domaine spatial. Malgré toutes les promesses et projets, je ne crois pas qu’on verra un Homme marcher sur Mars d’ici peu. J’ai donc le temps dans une troisième histoire d’envoyer Sergueï ou un autre sur cette planète avant les vrais humains !

 

Pour tous les fans de Bande dessinée, les fans d’espace, les petits et les grands, je vous conseille cette magnifique odyssée à lire et relire sans modération.

 

Disponible sur Amazon en exclusivité :

1969 L’odyssée Fantôme @wettnic @esa @CiteEspace1969 L’odyssée Fantôme @wettnic @esa @CiteEspace
1969 L’odyssée Fantôme @wettnic @esa @CiteEspace1969 L’odyssée Fantôme @wettnic @esa @CiteEspace
Croquis exclusif de Nicolas WetterwaldCroquis exclusif de Nicolas Wetterwald
Croquis exclusif de Nicolas WetterwaldCroquis exclusif de Nicolas Wetterwald
Croquis exclusif de Nicolas WetterwaldCroquis exclusif de Nicolas Wetterwald
Croquis exclusif de Nicolas WetterwaldCroquis exclusif de Nicolas Wetterwald

Croquis exclusif de Nicolas Wetterwald

Voir les commentaires

Ryugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxa

Publié le par Charisson dans l'Espace

Ryugu est un astéroïde découvert en 1999 lors du projet LINEAR.

Astéroïde Ryugu
Astéroïde RyuguAstéroïde Ryugu

Astéroïde Ryugu

C’est ce que l’on appelle un astéroïde Apollon (c’est-à-dire que la distance, aussi appelé demi-grand axe,  entre le centre de l’ellipse qu’il forme et le point le plus éloigné est supérieur à 1 ua* et que la distance, aussi appelé périhélie,  entre l’astéroïde et le soleil lorsqu’il est au plus proche est inférieur à 1,017 ua*)

* ua : Unité Astronomique, environ 150 millions de kilomètres, elle correspond approximativement à la distance entre la Terre et le Soleil.

Ryugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxaRyugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxa

C’est aussi un astéroïde Géocroiseur, qui évolue à proximité de la Terre. Cela est obligatoire si on souhaite pouvoir se rendre dessus pour l’étudier.

Ryugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxa

En 2018 on lui a découvert une activité cométaire. Une activité cométaire est le nom que l’on donne à la présence d’une petite atmosphère autour du noyau solide d’un petit corps du système solaire comme une comète. Cette atmosphère apparait lorsque de la glace contenus dans ce noyau fond et libère des gaz par réchauffement à l’approche du soleil.

Ryugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxa

Son nom lui vient du mot Ryūgū-jō qui est le nom que porte le palais sous-marin  du dieu dragon de la mer Ryūjin dans la mythologie japonaise.

Ryugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxa

Ryugu mesure environ 875 mètres (à 15 mètres près) soit environs 3 tours Eiffel

Ryugu c’est quoi comme astéroïde ? @CNES @haya2e_jaxa

En 2018, la sonde spatiale japonaise Hayabusa 2 c’est placé en orbite autour de Ryugu afin d’effectuer des recherches scientifiques, pour cela elle a envoyé à sa surface l’atterrisseur Mascot qui s’est posé le 03 octobre 2018.

Sonde Hayabusa 2 et Mascot

Sonde Hayabusa 2 et Mascot

Juste avant que la sonde envoi Mascot à la surface del’astéroïde, elle fait atterrir deux micro-robots dénomés Minerva II 1 et 2. Ces deux micro-robots sont en fait des Rover de 1,5 à 2,5 kg de forme cylindrique à 6 faces de 7 centimètres de haut chacune et de 17 centimètres de diamètre. C’est la première fois que des Rover se posent à la surface d’un Astéroïde.

Rover Minerva II 1 et 2Rover Minerva II 1 et 2Rover Minerva II 1 et 2

Rover Minerva II 1 et 2

Voir les commentaires

Hayabusa 2 et Mascot : cap sur l’asteroïde Ryugu

Publié le par Charisson dans l'Espace

Le 2 octobre 2018, l’atterrisseur Mascot se posait sur l’asteroï Ryugu. Retour sur le rôle du @CNES.

Voir les commentaires

Exposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirs

Publié le par Charisson dans l'Espace

J’ai eu la chance de gagner deux places, offertes par le CNES,  pour aller voir l’exposition Gravité Zéro aux Abattoirs de Toulouse.

Ne sachant pas à quoi m’attendre, c’est avec envie et un peu d’appréhension que je me suis rendue avec mes parents sur Toulouse pour découvrir cette expo.

Je dois dire que je n’ai pas été déçue. Même si cela n’avait rien avoir ou presque avec ce que j’imaginais et que je n’y connais pas grand-chose en art, cette exposition m’a fait voyager au travers de ses œuvres aux supports variés et de ses artistes dans l’aventure spatiale avec un grand A.

Des émotions, des interprétations, des vues différentes, aucune ne vous laissera sans ressentir quelque chose et, si vous effectuez cette visite à plusieurs, sans échanger vos impressions.

Tantôt détesté, tantôt adoré, ou même interrogeant vos tous vos sens elle vous fera vivre un instant intemporel dans le monde du spatial.

Merci le CNES

A visiter jusqu’au 7 octobre 2018 aux abattoirs de Toulouse.

76 allées Charles-de-Fitte

31300 Toulouse

05 34 51 10 60

Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 18h.

Nocturnes les jeudis de 18h à 20h (hors vacances scolaires).

Exposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirs
Exposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirsExposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirs
Exposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirsExposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirsExposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirs
Exposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirsExposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirsExposition Gravité Zéro @CNES @lesabattoirs

Voir les commentaires

Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes

Publié le par Charisson dans l'Espace

12 ans, c’est l’âge qu’aurait eu Constance cette année 2018, passionnée d’espace, son rêve était, comme moi, de devenir astronaute. Pleine de joie de vivre et entourée d’amour, un peu comme moi, à cette différence prêt, Constance nous a quitté il y a un an, à l’âge de 11 ans, emportée par la maladie.

J’ai découvert l’histoire de Constance grâce à notre passion commune, l’espace, en recevant un tweet de la cité de l’espace pour une soirée de gala en faveur de l’association « Constance le petite guerrière astronaute » créé par ses parents 3 mois avant qu’elle ne nous quitte.

Touchée par son histoire qui aurait pu être la mienne, et qui est le quotidien de beaucoup de personne, avec souvent une fin malheureuse, j’ai voulu participer à ce gala de charité en faveur de l’association.

Mais la leucémie c’est quoi ?

La leucémie, ou cancer des cellules de la moelle osseuse concernent environ 9000 personnes chaque année, essentiellement des enfants ou des personnes âgées avec un taux de 20 % de décès tout type de leucémie confondu.

Constance n’a pas eu la chance de vivre assez longtemps pour atteindre ses rêves d’espace et est partie rejoindre les étoiles.

Que fait l’association Constance la petite guerrière astronaute ?

Malgré la douleur de la perte de Constance, ses parents continuent à se battre contre cette maladie pour faire qu’un jour 100 % des malades puissent guérir.

Les missions de l’association sont d’aider les enfants hospitalisés atteints de cancer et leucémie, soutenir les familles financièrement, fournir de l’équipement dans les services d’oncologie et hématologie et de récolter des fonds pour financer la recherche médicale sur les cancers pédiatriques.

En un an, l’association a récolté 40 000€, entièrement reversés pour les actions qu’elle mène.

En ce soir de gala, nous avons eu le plaisir d’être accueilli par une équipe dynamique et par le parrain de l’association le spationaute Français Philippe PERRIN.

Cette soirée Astronomique et Gastronomique à était ponctuée de discours, de temps d’émotion, de visite guidée de l’exposition astronaute par Monsieur Philippe PERRIN, d’une libre ballade dans la Cité de l’espace, de moments de joie et de partage entre les convives ainsi que d’une vente aux enchères d’objets spatiaux et non spatiaux au profit de l’association dont vous découvrirez les photos ci-dessous.

Mais malgré toute cette bonne volonté et les fonds déjà récoltés, cela n’est qu’une goutte d’eau sur le long fleuve du combat contre la maladie. Je suis Charlyne, j’ai eu 12 ans cette année et comme Constance mon rêve est de devenir astronaute, mais moi j’ai la chance de pouvoir essayer de réaliser mon rêve. Les enfants touchés par le cancer et la leucémie n’ont pas cette chance, pas tant qu’un remède ne sera trouvé, alors puisqu’on ne peut pas y arriver sans argent, je m’engage à verser 2€ par mois à l’association sur mon argent de poche, pour qu’un jour le combat cesse. Si moi je peux le faire, tout le monde peut donner, 1€, 2€, 5€, peu importe le montant, seul le don compte, alors donnez, donnez, donnez.

Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes
Gala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnesGala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnesGala pour l'Association Constance la petite guerrière astronaute @CiteEspace @GuinetAgnes

Voir les commentaires

Asteroïd Day c'est quoi ? @ESA @CNES #AsteroidDay2018

Publié le par Charisson dans l'Espace

Le 30 juin de chaque année est le jour des astéroïdes (Asteroïd Day).

Depuis 2016, année a laquelle les Nations Unis ont déclarés cette journée officielle, le 30 juin est consacré à l'éducation et la sensibilisation sur la menace de la chute d'un astéroïde.

En effet, le 30 juin 1908, une boule de feu, de seulement 40 mètres de diamètre, tombée du ciel explosait au dessus du sol dans le Toungouska, région de Sibérie provoquant une onde de choc si violente que 2000 km2 de forêt avaient été balayés comme de simple fétus de paille.

Ce jour est célébré dans plus de 190 pays a travers plus de 700 évènements.

Chaque année les techniques de détection évoluent et c'est aussi le jour de présenter ces nouvelles technique. Quand on sait que 90% des astéroïdes pourraient détruire la Terre, il semble important de pouvoir prévenir au plus tôt l'arrivé de l'un de ces bolides de l'espace.

A cette occasion, l'ESA, organise des émissions retransises en direct sur la toile.

 

 

Asteroïd Day c'est quoi ? @ESA @CNES #AsteroidDay2018
Asteroïd Day c'est quoi ? @ESA @CNES #AsteroidDay2018
Asteroïd Day c'est quoi ? @ESA @CNES #AsteroidDay2018

Voir les commentaires

Explorer les environnements plasma planétaires à partir de votre ordinateur portable !

Publié le par ESA Science

Source : ESA Science. Il s'agit d'une traduction de leur article en anglais.

Une nouvelle base de données de simulations de plasma, combinée à des données d'observation et à des outils de visualisation puissants, offre aux scientifiques planétaires une manière sans précédent d'explorer certains des environnements plasma les plus intéressants du système solaire.

Visualisation de l'environnement plasma de Mars. Crédit: CNES / IRAP / GFI informatique; LatHyS; 3DView

Visualisation de l'environnement plasma de Mars. Crédit: CNES / IRAP / GFI informatique; LatHyS; 3DView

Cette histoire de l'exploration spatiale numérique commence par l'Integrated Media for Planetary Exploration ( IMPEX ), un projet collaboratif visant à créer un centre de données commun pour les missions spatiales.

Alors que les missions planétaires sont cruciales pour comprendre comment le vent solaire interagit avec les magnétosphères des planètes et des lunes de notre système solaire, les modèles numériques sont, à leur tour, essentiels pour comprendre pleinement les mesures et améliorer notre connaissance des environnements plasma planétaires.

Le projet IMPEx a réuni des experts d'Autriche, de France, de Finlande et de Russie pour trouver un langage commun permettant de combiner des données issues de différents modèles de simulation et de comparer ces résultats numériques avec des données d'observation recueillies par des missions spatiales du système solaire.

C'est dans ce contexte qu'un groupe dirigé par Ronan Modolo au Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS), en France, a commencé à développer une collection de simulations de plasma sur différents corps planétaires. La base de données Latmos Hybrid Simulation (LatHyS) et ses utilisations sont présentées dans une nouvelle étude publiée plus tôt cette année dans un numéro spécial de Planetary and Space Science .

Modélisation des environnements célestes

La base de données LatHyS inclut un certain nombre de résultats de simulation de plasma - le mélange de particules chargées qui imprègnent l'espace interplanétaire - sur des planètes sélectionnées ou des corps planétaires dans notre système solaire. Les simulations sont basées sur des modèles numériques avancés qui prennent en compte un certain nombre de processus physiques et chimiques complexes dans les atmosphères supérieures des objets célestes, leur interaction avec le vent solaire et la réponse au rayonnement solaire.

« Jusqu'ici, les objets célestes modélisés par des simulations LatHyS incluent Mars, Mercure et la lune de Jupiter, Ganymède », explique Modolo. " Nous prévoyons d'étendre cette base de données à d'autres objets comme la lune Titan de Saturne et, à plus long terme, à d'autres lunes de Jupiter, comme Europa ou Callisto ", ajoute-t-il.

La base de données donne à la communauté des sciences planétaires accès à des données de plasma simulées, y compris les champs électriques et magnétiques, la densité, la température et la vitesse de masse du plasma. LatHyS, avec une suite d'outils d'analyse et de visualisation des données, permet aux chercheurs de combiner facilement des données de divers engins spatiaux avec des résultats de simulation, pour créer des images 3D montrant comment le vent solaire interagit avec le plasma planétaire.

« En quelques clics, l'utilisateur peut obtenir une scène tridimensionnelle réaliste de l'environnement du plasma sur la planète et de la trajectoire du vaisseau spatial, avec des mesures in situ enrichies par des résultats de simulation », explique Dmitri Titov, chercheur au projet Mars Express de l'ESA. un utilisateur de la base de données, qui n'a pas participé à l'étude.

" Les utilisateurs peuvent également utiliser cet outil pour créer des animations et, du point de vue scientifique, visualiser les mesures dans le contexte où elles ont été réalisées et aider à planifier les futures observations."

Pour montrer à quel point LatHyS et ses outils de visualisation 3D peuvent aider à comprendre les environnements plasma planétaires, Modolo et son équipe ont présenté un cas scientifique dans leur nouvelle étude sur Mars. Ils ont utilisé des données d'observation de Mars Express de l'ESA, une mission qui explore la planète rouge depuis 2003, en sondant son environnement plasma dans des détails sans précédent. Ils s'appuient également sur les données d'un second orbiteur Mars équipé d'un instrument à plasma: Mars Atmosphère et Volatile Evolution Mission ( MAVEN ) de la NASA, arrivé à Mars en 2014 et a étudié l'environnement plasma de la planète et son interaction avec le vent solaire en collaboration avec Mars Express depuis.

Explorer les environnements plasma planétaires à partir de votre ordinateur portable !

Pour la nouvelle étude, les chercheurs ont combiné et comparé les données de MAVEN et Mars Express avec les résultats de la simulation LatHyS. En combinant les simulations avec les données d'observation et les orbites des deux vaisseaux spatiaux en utilisant 3DView - un outil de visualisation 3D également développé dans le cadre de l'IMPEx - ils pourraient analyser de manière nouvelle comment le vent solaire interagit avec la haute atmosphère de Mars.

Tandis que le cas scientifique se concentrait sur la planète rouge et sur les missions Mars Express et MAVEN, la base de données peut être utilisée pour explorer d'autres corps dans le système solaire, comparant les résultats de simulation aux données d'observation d'autres missions spatiales.

" Toutes les missions planétaires avec des instruments à plasma - passés, présents et futurs - peuvent être potentiellement utilisées, mais pour l'instant nous nous concentrons sur celles dédiées à Mars, Mercure et Ganymède ", explique Modolo.

Cela inclut Rosetta de l'ESA, qui a survolé Mars 2007 en route vers Comet 67P / Churyumov-Gerasimenko, et, à l'avenir, BepiColombo et JUICE , le JUpiter ICy lunes Explorer. Le Mercure Magnetospheric Orbiter et le Mercury Planetary Orbiter de la mission ESA-JAXA BepiColombo exploreront différentes régions de l'environnement plasma de Mercure, tandis que le JUICE de l'ESA a Ganymède , la plus grande lune de Jupiter, comme l'une de ses principales cibles.

Modolo se tourne vers les futures missions puisque LatHyS, associé à des outils de visualisation, peut aider à les planifier.

" Ces applications peuvent être utilisées pour soutenir l'analyse des observations in-situ et aussi aider à préparer et optimiser le retour scientifique des futures missions ", ajoute-t-il.

Explorer les environnements plasma planétaires à partir de votre ordinateur portable !

Voir le système solaire en 3D

Une force de LatHyS est de savoir comment cela fonctionne avec 3DView , une application puissante pour afficher des données scientifiques en 3D. Dans la version actuelle de la visionneuse, les utilisateurs peuvent visualiser les trajectoires des engins spatiaux, les positions des planètes et d'autres corps du système solaire, entre autres caractéristiques. Plus important encore, grâce à l'intégration avec IMPEx et LatHyS, 3DView peut afficher des données scientifiques provenant de plusieurs missions spatiales, ainsi que des simulations. Un nouveau document, dirigé par Vincent Génot de l'IRAP à Toulouse, publié dans le même numéro de Planetary and Space Science , présente la dernière version de l'outil et décrit en détail comment il peut être utilisé pour afficher les données de la physique de l'espace.

3DView, conçu par le Centre français de données sur la physique des plasmas ( CDPP ), a été initialement développé en 2005 pour visualiser la trajectoire du vaisseau spatial Rosetta de l'ESA en route vers la comète. Le téléspectateur comprend maintenant quelque 150 missions spatiales, y compris Rosetta, Venus Express et Cassini-Huygens, ainsi que toutes les planètes et les lunes du système solaire et un certain nombre d'astéroïdes et de comètes.

« 3DView offre la possibilité de visualiser des éphémérides de vaisseaux spatiaux - de missions passées, présentes et futures - et, lorsque disponibles, des observations sur tous les objets célestes du système solaire explorés par des missions spatiales équipées d'instruments à plasma », explique Génot.

L'une des principales applications de l'outil, également en combinaison avec LatHyS, est d'aider les scientifiques et les ingénieurs pendant les phases de préparation des missions spatiales, leur permettant de visualiser les trajectoires des engins spatiaux et l'environnement des corps célestes. En 2014, une version de 3DView a aidé les scientifiques dans le processus de sélection d'un site d'atterrissage à la comète de Rosetta pour la sonde Philae.

JUICE, dont le lancement est prévu pour 2022. Les chercheurs ont combiné les observations de Ganymède faites par la mission Galileo de la NASA il y a quelques décennies avec les simulations LatHyS de l'environnement plasma de cette lune de Jupiter. Les scientifiques de JUICE ont utilisé 3DView de la même manière, pour analyser des simulations à Ganymede et recueillir des informations, telles que les temps pour les approches les plus proches ou les passages de la magnétopause, sur les futures envolées de la lune par JUICE.

Visualisation de l'environnement ionisé de Ganymede. Crédit: CNES / IRAP / GFI informatique; LatHyS; 3DView

Visualisation de l'environnement ionisé de Ganymede. Crédit: CNES / IRAP / GFI informatique; LatHyS; 3DView

« L'outil 3DView est utile pour visualiser la trajectoire de JUICE dans le système de Jupiter et aussi pour visualiser les limites magnétosphériques« invisibles » , explique Olivier Witasse, scientifique du projet JUICE de l'ESA.

Alors que son principal public cible est la communauté scientifique, 3DView attire également l'attention en tant qu'outil éducatif. Le code est open source et le logiciel est souvent utilisé dans les cours d'enseignement supérieur pour aider les étudiants à mieux comprendre la physique spatiale.

De fournir de nouvelles façons d'explorer notre système solaire à la planification des missions futures et d'inspirer la prochaine génération de chercheurs spatiaux, LatHyS et 3DView montrent combien les scientifiques et les ingénieurs peuvent gagner en combinant des observations et des simulations.

Remarques

Le médium intégré pour l'exploration planétaire ( IMPEx ) a été financé dans le cadre du programme FP7 de la Commission européenne entre 2011 et 2015.

Pour plus d'information veuillez contacter:

Ronan Modolo
Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS)
Vélizy, France
Email: ronan.modolo @latmos.ipsl.fr

Vincent Génot
Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP)
Toulouse, France
Email: vincent.genot @irap.omp.eu

Dmitri Titov
Scientifique du projet ESA Mars Express
Agence spatiale européenne
Email: dmitri.titov @esa.int

Olivier Witasse
Scientifique du projet ESA JUICE
Agence spatiale européenne
Email: olivier.witasse @esa.int

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>